Le forgeron est un artisan qui forge à la main et assemble des pièces de métal pour réaliser des objets usuels ou entrant dans la composition d'un ensemble architectural.

Après 300 ans de savoir-faire, les forgerons québécois de tradition sont disparus dans les années 1980. La relève compte seulement une poignée d'artisans et un certain nombre d'amateurs.

Afin d’inciter les gens de métier à émigrer vers la Nouvelle-France, le roi Louis XIII accordait le droit à tout compagnon français ayant exercé son art outre-mer pendant plus de six ans, de tenir boutique en France, en qualité de maître de chef-d’œuvre, si jamais il nourrissait l’idée de retourner dans la métropole. Cela eut pour effet immédiat d’amener un bon nombre d’artisans dans les villes et campagnes de la colonie. Issu de la tradition artisanale française, le forgeron canadien pratiquera un art semi-savant fondé sur des connaissances acquises au fil du temps et sur les apports plus récents des traités scientifiques.

Au cours du XIXe siècle, certaines machines-outils (marteaux-pilons, emboutisseuses, cisailleuses) feront leur apparition dans les ateliers d’usinage du fer, modifiant du même coup les anciennes routines de travail des forgerons. Avec les progrès rapides de la mécanisation et le perfectionnement des prototypes à partir des années 1880, certaines des compétences du forgeron seront mises à dure épreuve et nombreux seront ceux qui devront se frotter à la concurrence de nouveaux métiers industriels, comme celui de machiniste. Ainsi, au fil des ans, on a vu les forgerons de métier disparaître peu à peu.

Par contre, depuis les années 1990, un noyau dynamique de praticiens cherchant à revitaliser les anciennes techniques du fer à des fins de restauration d’immeubles historiques ou de création artistique, fait son apparition, comme en témoigne le travail du forgeron Guy Bel à l’Île d’Orléans.

Ferronnier d'art autodidacte, sa passion pour les techniques traditionnelles, ses études aux Beaux Arts ainsi qu'une formation en chaudronnerie ont été des atouts précieux dans sa recherche de l'excellence. On retrouve ses œuvres un peu partout au Québec et ailleurs au Canada, entre autres sur les sites historiques de Louisbourg en Nouvelle-Écosse, du fort Chambly et du fort Lennox à Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix. À 77 ans, Guy Bel continue de forger le matin et de concevoir les plans de nombreuses pièces. Il œuvre aux côtés de son apprenti, Samuel, qu’il souhaite un jour voir prendre le relais à la forge.

Le documentaire

Avec la participation des artisans Guy Bel et Samuel Rodrigue

Réalisation Julien Fréchette
Direction photo Philippe St-Gelais
Recherche Maude Paquette
Montage Alexandre Lachance
Musique Zoé Dumais
Alexis Dumais
Dany Nicolas
Montage sonore Benoit Dame
Postproduction PMT
Le site web
UX et Design 8bis Branding
Direction artistique Jean-Maxime Brais
Intégration et programmation Luc Rousseau
Photographie Philippe St-Gelais
Rédaction Maude Paquette
Julien Fréchette
David Pieropan
Image 360 Yannis Guillon
Pour le Canal Savoir
Direction générale Sylvie Godbout
Adjointe à la direction générale Lyne Girouard
Administratrice de production Virginie Lamontagne
Communications Valérie Stella Morquette
Josée Leclerc
Pour le Conseil québécois du patrimoine vivant
Directeur général Antoine Gauthier
Savoir-faire est une production de Toast Studio
Producteur multiplateforme David Pieropan
Producteurs exécutifs Ian Quenneville
Alexandre Gravel
Remerciements

Guy Bel
Sylvie Lavoie
Samuel Rodrigue

Développé avec la participation du Fonds de la radiodiffusion est des nouveaux médias de Bell

Fonds Bell

Développé avec la participation du Canal Savoir

Canal Savoir

Savoir-faire

Savoir-Faire est une initiative multiplateforme mettant en lumière des artisans passionnés, qui pratiquent et préservent des métiers rares ou en voie de disparition. Ce projet se veut la mémoire de leurs gestes et une célébration de la transmission de ces savoirs, pour garder vivant le patrimoine d’ici.